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Smart Compact Van Stellantis : 4 fourgons pros dès septembre 2026

Stellantis lance le Smart Compact Van : 4 fourgons compacts, prix en baisse et électrique au loyer du diesel. Ce que ça change pour les artisans et TPE.

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5 min

Stellantis remet une pièce dans la machine de l’entrée de gamme. Le Smart Compact Van arrive à la commande en septembre 2026, décliné sous quatre marques et affiché à des prix en baisse. Pour les artisans et les TPE qui roulent au fourgon compact, c’est une offre à regarder de près avant tout renouvellement de parc.

Smart Compact Van Stellantis dérivé du Citroën Berlingo pour artisans
Le Smart Compact Van reprend la base des fourgons compacts Stellantis. Photo constructeur.

Smart Compact Van : quatre fourgons, une seule base

Le principe est simple. Une plateforme commune, quatre habits. Le Smart Compact Van se décline en Citroën Berlingo Van FIRST, Fiat Professional Doblò EasyPRO, Opel Combo START et Peugeot Partner ACTIVE. Même silhouette, même volume utile, mais un positionnement recentré sur l’essentiel : de quoi transporter outillage et matériel sans payer pour des équipements dont un plombier ou un électricien n’a pas l’usage au quotidien.

Cette gamme sera présentée au public à l’IAA Transportation de Hanovre, du 15 au 20 septembre 2026. La commande, elle, ouvre dès le mois de septembre.

Des prix d’appel en baisse

C’est l’argument qui parle aux gestionnaires. Le prix d’entrée recule d’environ 1 300 € sur les versions thermiques et jusqu’à 3 000 € sur l’électrique, selon Stellantis Pro One. Sur un segment où la concurrence chinoise pousse fort, l’objectif est clair : défendre des parts de marché face à des nouveaux venus très agressifs sur les tarifs.

Reste à vérifier le niveau d’équipement réel de ces finitions FIRST, EasyPRO, START et ACTIVE. Une entrée de gamme intéressante sur le papier peut vite grimper une fois les options métier ajoutées. Le devis configuré, poste par poste, dira si l’économie tient.

Électrique au loyer du diesel

La promesse la plus forte tient en une phrase : proposer l’électrique au même loyer que le diesel. Sur un fourgon compact utilisé en ville, où l’autonomie suffit largement pour une tournée quotidienne, l’équation commence à devenir crédible. La recharge de nuit au dépôt fait le reste.

Attention toutefois au contexte des aides. Depuis le 1er janvier 2026, les entreprises ne sont plus éligibles au dispositif Advenir pour financer une borne. Un point à intégrer dans le calcul global, à côté du coût total de possession d’un utilitaire électrique. Pour aller plus loin sur le sujet compact, voir aussi notre dossier sur les fourgons électriques compacts 2026.

Peugeot Partner ACTIVE, déclinaison du Smart Compact Van Stellantis
Le Peugeot Partner ACTIVE, l’une des quatre déclinaisons de la gamme.

Ce que ça change pour les artisans et TPE

Pour une petite entreprise, le fourgon compact reste le cheval de bataille. Maniable, facile à garer, sobre. Cette offre recentrée coche les bonnes cases pour qui cherche un outil de travail fiable sans surcoût. Les grands rouleurs, eux, resteront sur des finitions plus complètes ou sur les grands fourgons Stellantis selon leur activité.

Le Berlingo, qui fête ses trente ans, illustre bien la longévité de ce format. On l’oublie parfois, mais ce segment représente une part énorme des ventes VU aux professionnels. Notre rétrospective sur les 30 ans du Berlingo le rappelle.

Avant de signer, un réflexe : comparer les propositions de plusieurs concessions. Les remises réseau et les conditions de reprise varient beaucoup d’un point de vente à l’autre. Retrouvez les distributeurs de votre région dans notre annuaire des professionnels.

Face à l’offensive chinoise

Ce repositionnement ne sort pas de nulle part. Sur le segment compact, les constructeurs chinois avancent vite, avec des tarifs qui bousculent les repères. Kia a ouvert le bal en Europe, Maxus multiplie les offres agressives, et Hanovre verra débarquer BYD et Dongfeng. Stellantis, longtemps leader incontesté du fourgon compact en France, ne pouvait pas rester spectateur.

La riposte passe par le prix, mais aussi par un atout que les nouveaux venus n’ont pas encore : un réseau après-vente dense, présent jusque dans les zones rurales. Pour un artisan, la proximité d’un point de service qui immobilise le véhicule quelques heures plutôt qu’une journée entière compte autant que le tarif d’achat. C’est sur ce terrain, plus que sur la fiche technique, que la bataille de l’entrée de gamme se jouera vraiment.

Quand décider, et sur quels critères

La commande ouvre en septembre, les premières livraisons suivront. Pour un renouvellement de parc, le bon calcul consiste à mettre côte à côte trois éléments : le prix d’achat remisé, la valeur résiduelle estimée à trois ou quatre ans, et le coût d’usage réel selon la motorisation. Un thermique moins cher à l’achat peut se révéler plus onéreux sur la durée qu’un électrique urbain bien exploité, si les tournées s’y prêtent.

Le niveau d’équipement mérite aussi un examen ligne à ligne. Cloison de séparation, plancher bois, points d’arrimage, climatisation, aides à la conduite : chaque option ajoutée grignote l’écart de prix affiché. L’idéal reste de configurer précisément le véhicule selon le métier, puis de comparer le devis final avec celui d’un concurrent équivalent, remises comprises.

Un fourgon d’entrée de gamme moins cher, une option électrique au tarif du diesel : sur le papier, Stellantis frappe juste. La vraie question, c’est de savoir si les artisans suivront, ou si les marques chinoises garderont un cran d’avance sur le prix affiché. Rendez-vous à Hanovre pour les premiers verdicts.

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