Le Goupil G4+ ne remplace pas le G4, il le prolonge. Le constructeur français, discret mais solidement installe, fait évoluer son best-seller vers plus d’autonomie et plus de polyvalence. Pour les collectivités et les entreprises qui roulent en ville, ce micro-utilitaire électrique change la donne sur un point précis : il double presque le rayon d’action de son aîné.

Goupil G4+ : presque le double d’autonomie
C’est le vrai argument. Là où le G4 plafonnait autour de 100 km, le G4+ embarqué une batterie LFP de 30 kWh qui promet jusqu’à 187 km d’autonomie. La vitesse maximale grimpe aussi, à 70 km/h contre 50 pour le G4. De quoi sortir des seules zones piétonnes et relier plusieurs sites dans une même journée. La charge utile progresse de 35 kg, à 1 235 kg. Modeste sur le papier, utile au quotidien.
Un vrai catalogue d’usages professionnels
Le G4+ n’est pas qu’un châssis roulant. Goupil propose une large liste de carrosseries : plateau basculant, fourgon, bras de levage avec caisson et benne de collecte de déchets. Le châssis modulaire et un rayon de braquage de 4,37 m rendent les manœuvres faciles dans les rues étroites. Côté confort et sécurité, le constructeur ajoute le démarrage sans clé, une isolation renforcée, un désembuage ultra-rapide et un freinage complet avec ABS, ESP et aide au démarrage en côté.

Une réussite française un peu oubliée
Créée en 1996 dans le Sud-Ouest, filiale du groupe Polaris depuis 2011, la marque Goupil commercialise ses véhicules dans 40 pays et revendique plus de 3 000 villes européennes séduites, de Paris a Amsterdam en passant par Genève. Des clients privés comme Derichebourg ou Sodexo font aussi confiance à ses VUL électriques. Une réussite industrielle française qui mériterait sans doute davantage de lumière.
Un outil taille pour la ville et les ZFE
Le G4+ n’a pas vocation à rouler sur autoroute. Sa cible, ce sont les centres-villes, les sites industriels fermes, les campus, les collectivités. Avec sa vitesse portée à 70 km/h et son rayon de braquage de 4,37 m, il se faufile là où un fourgon classique peine à manœuvrer. Dans un contexte de ZFE qui se durcissent, ce micro-utilitaire électrique coche les cases : zéro émission à l’usage, gabarit compact, accès facilite aux zones réglementées. Pour un service de propreté urbaine ou une régie technique municipale, l’outil tombe à point nommé.
La modularité fait le reste. Selon la carrosserie choisie, le même châssis se transforme en benne de collecte, en plateau basculant ou en petit fourgon. Une collectivité peut ainsi standardiser sa flotte sur une seule base et varier les usages, ce qui simplifie la maintenance et la formation des agents.
Le prix face à l’usage
Reste l’obstacle du tarif. À 39 000 euros, le G4+ demande presque deux fois plus que le G4, un écart que Goupil justifie par une dotation nettement supérieure et des prestations de confort et de sécurité dignes d’un vrai véhicule. Pour un acheteur public habitué à raisonner en coût global sur la durée de vie, l’addition passe mieux : entretien réduit d’un électrique, absence de carburant, longévité d’un matériel conçu pour l’usage intensif. Pour un artisan isolé, le calcul sera plus tendu, et le G4 classique gardera son intérêt.
Le G4+ illustre surtout une trajectoire : celle d’un constructeur français qui monte en gamme sans renier son cœur de métier, la mobilité décarbonée de proximité. Face aux quadricycles asiatiques et aux petits utilitaires électriques généralistes, Goupil défend une carte différente, celle du sur-mesure professionnel produit en France. Un positionnement de niche, assumé, qui trouve son public là où l’usage prime sur le prix d’achat.
Une gamme qui se structure
Le G4+ ne joue pas seul. Il complete une gamme qui va du compact G4 au plus imposant G6, déjà essayé dans nos colonnes. Cette montée en gamme progressive traduit une stratégie claire : couvrir tous les besoins de la mobilité décarbonée de proximité, du simple porteur urbain au véhicule technique lourdement equipe. Pour une collectivité qui veut homogénéiser sa flotte tout en variant les usages, disposer d’une famille cohérente de véhicules simplifie les achats, la maintenance et la formation. Le G4+ occupe la position centrale de cette gamme, celle du modèle polyvalent capable de répondre à la majorité des missions du quotidien.
Le prix, seul vrai frein
Le G4+ affiche 39 000 euros. C’est presque le double du G4, et le constructeur assume ce positionnement par une dotation nettement plus riche. Pour une collectivité ou un site industriel qui cherche un outil fiable, produit en France et pensé pour un usage intensif, l’addition se défend. Pour un artisan isolé, l’arbitrage sera plus serré. Ce micro-VUL frôle l’excellence, il fait juste payer ses progres. À rapprocher d’autres solutions urbaines comme les Iveco eJolly et eSuperJolly, et à replacer dans le grand bilan de l’utilitaire électrique 2026. Les distributeurs référencés dans notre annuaire des professionnels pourront affiner la configuration selon votre activité.
Article adapté du magazine Tous les Véhicules Utilitaires n° 109. Texte d’origine : Thibaut Amant. Photos constructeur.
