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Découvrez le Farizon V7E : le fourgon électrique chinois avec une autonomie impressionnante

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4 min

Farizon V7E : le fourgon électrique chinois qui recharge en 18 minutes débarque en Europe

Geely arrive sur le marché européen du VUL électrique avec le Farizon V7E, un fourgon de 5 mètres qui mise sur un argument que peu de concurrents peuvent aligner : 20 à 80 % de charge en 18 minutes. De quoi bousculer les repères des gestionnaires de flottes habitués aux références européennes.

 

Un gabarit dans la moyenne, un plancher qui change tout

Avec 6,95 m³ de volume utile et 1 338 kg de charge utile, le V7E se situe dans le ventre mou de sa catégorie — ni meilleur ni moins bon qu’un Ford E-Transit Custom ou qu’un Citroën ë-Jumpy sur ces deux critères.

C’est ailleurs que le Farizon marque des points. Son plancher de chargement descend à 500 mm du sol, soit une nette réduction de l’effort à chaque manipulation. Sur une tournée de messagerie à 60 arrêts par jour, la différence se mesure en fin de journée.

Le reste du dispositif suit la même logique :

  • Porte latérale coulissante : 1 100 mm de largeur d’accès
  • Portes arrière : ouverture à 270°, pour les quais comme pour le chargement latéral
  • Capacité de palettisation : trois europalettes

By-wire : la vraie question technique

Le V7E repose sur l’architecture GXA-M, avec direction et freinage pilotés électroniquement — le fameux by-wire, sans liaison mécanique directe entre le volant et les roues.

Sur le papier, les bénéfices sont réels : précision accrue, rayon de braquage réduit, atout non négligeable en milieu urbain. Mais la technologie n’a pas encore fait ses preuves à grande échelle sur des véhicules soumis à un usage intensif. L’expérience de l’Infiniti Q50 dans les années 2010 avait montré les limites de la maturité industrielle du concept.

La question pour un gestionnaire de flotte n’est pas théorique : quelle redondance en cas de défaillance électronique ? Quel coût de réparation hors réseau constructeur ? Autant de points sur lesquels Farizon devra rassurer avant de convaincre au-delà des early adopters.

Autonomie et recharge : le vrai argument

Deux batteries LFP signées CATL, de 50 ou 67 kWh, alimentent le V7E.

Cycle Autonomie annoncée
WLTP mixte 328 km
WLTP City jusqu’à 475 km

Des valeurs cohérentes avec une exploitation en distribution urbaine ou périurbaine, sans plus.

Le différenciateur, c’est la charge. 18 minutes pour passer de 20 à 80 % en courant continu : peu de fourgons électriques européens tiennent ce chrono. Pour une flotte en double vacation, cela signifie une recharge intercalée sur une pause déjeuner, sans immobilisation supplémentaire. En courant alternatif à 11 kW, le cycle complet s’effectue en moins de 5 heures — un plein de nuit sans contrainte.

À bord : le standard du segment

Écran central de 12,3 pouces, compatibilité CarPlay et Android Auto, sièges ergonomiques. Rien d’exceptionnel, mais rien de rédhibitoire.

Côté sécurité, le pack ADAS de série comprend le freinage d’urgence automatique, le maintien de voie et le régulateur adaptatif — désormais un minimum réglementaire plus qu’un argument commercial.

Prix et disponibilité : la France attend

Le V7E est commercialisé au Royaume-Uni à partir de 28 000 £ HT, soit environ 32 200 € avant aides. Attention toutefois : ce tarif britannique n’est pas transposable tel quel. La grille française, si elle arrive, dépendra du positionnement de Farizon, de la structure de son réseau et de l’éligibilité aux dispositifs d’aide à l’acquisition.

Car c’est bien là que le bât blesse : aucune date d’arrivée n’est confirmée sur le marché français. Et sans réseau d’après-vente dimensionné, aucune flotte sérieuse ne signera, quelles que soient les performances de charge.

Notre verdict

Le Farizon V7E n’invente rien sur le volume ou la charge utile, mais il apporte deux vrais arguments : un plancher bas qui soulage les opérateurs, et une recharge rapide qui repositionne le fourgon électrique comme outil de production continue.

Reste deux inconnues qui pèsent lourd : la fiabilité du by-wire en usage intensif, et l’absence de calendrier français. Un modèle à surveiller de près — mais pas encore à inscrire dans un plan de renouvellement.

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