Revenu au diesel en 2024, le Citroën Berlingo Van renoue avec sa vocation première : un outil de travail endurant et polyvalent. En version BlueHDi 130 ch associée à la boîte automatique EAT8, il vise les pros qui veulent du confort sans sacrifier l’efficacité. On a pris le volant.
Citroën Berlingo Van : un pilier du segment
La fourgonnette aux chevrons reste une valeur sure. En 2025, le Berlingo Van a totalisé 16 700 immatriculations en France, au coude à coude avec le Renault Kangoo et le Peugeot Partner. (L’Argus Pro) Le retour du diesel en 2024 a répondu à une attente claire des gros rouleurs, artisans, livreurs et techniciens en tête.
La gamme s’articule autour de deux silhouettes. La taille M, longue d’environ 4,40 mètres, joue la maniabilité urbaine. La XL, à près de 4,75 mètres, gonfle le volume et la longueur utile pour les objets encombrants.

BlueHDi 130 EAT8 : la version la plus homogène
Au sommet de la gamme thermique, le BlueHDi 130 ch à boîte EAT8 s’impose comme le choix le plus polyvalent. Le bloc développe environ 300 Nm de couple disponibles bas dans les tours, de quoi assurer des reprises franches même en charge. La boîte automatique à huit rapports change tout : douce, bien étagée, elle fluidifie la conduite en ville et allège la fatigue sur les arrêts fréquents.
Côté consommation, comptez 5,6 à 6,5 l/100 km en cycle mixte WLTP. Un niveau compétitif sur le segment. Le volume utile va de 3,3 à 4,4 m3 selon les versions, la charge utile grimpe jusqu’à environ une tonne, et la cabine Extenso permet de rabattre le siège passager pour dégager plus de trois mètres de longueur de chargement. Pragmatique, tout simplement.
Au volant : confort et simplicité
Sur la route, le Berlingo Van BlueHDi 130 EAT8 confirme son orientation utilitaire assumée. Position de conduite surélevée, excellente visibilité périphérique, commandes accessibles : la prise en main est immédiate. Les suspensions filtrent bien les irrégularités, y compris à vide, un exercice souvent délicat pour un VUL léger.
Le moteur 130 ch ne se met jamais en difficulté, même lourdement chargé. Côté équipement, la dotation d’entrée de gamme fait déjà le travail : freinage d’urgence automatique, alerte de franchissement de ligne, régulateur-limiteur, écran central connecté. Rien de superflu, l’essentiel bien exécuté.
Face au marché VUL sous pression en 2026, cette rationalité parle aux gestionnaires. Le Berlingo ne cherche pas à impressionner, il cherche à durer.
Fiche technique : Citroën Berlingo Van BlueHDi 130 EAT8
- Type : fourgonnette
- Dimensions (L x l x h) : 4 403 x 1 921 x 1 880 mm
- Empattement : 2 785 mm
- Charge utile : 645 kg
- Volume utile : 3,3 / 3,8 m3 (jusqu’à 4,4 m3 en XL)
- Poids à vide : 1 395 kg
- Diamètre de braquage : 10,82 m
- Moteur : 4 cylindres turbodiesel, 16 soupapes, 130 ch, environ 300 Nm
- Transmission : traction, boîte automatique EAT8 8 rapports
- Consommation WLTP : 5,6 / 6,5 l/100 km (cycle combiné)
- Vitesse maxi : 184 km/h
- Tarif : à partir de 26 800 euros HT
Pour qui, pour quel usage ?
Face au Peugeot Partner, au Renault Kangoo Van et à l’Opel Combo Cargo, le Berlingo joue l’équilibre plutôt que la démonstration. Moins spectaculaire sur la techno ou le style, il compense par une homogénéité rare : capacité de chargement, agrément, coûts d’exploitation maîtrisés. Pour un artisan qui enchaine les tournées urbaines, la combinaison diesel 130 ch et boîte auto est un vrai confort au quotidien.
Face à la concurrence directe
Le Berlingo Van ne roule pas seul sur son créneau. Le Peugeot Partner partage la même base technique et joue la carte du style. Le Renault Kangoo Van, best-seller du segment, mise sur son réseau et sa notoriété. L’Opel Combo Cargo complète ce quatuor de cousins et rivaux. Techniquement proches, ces fourgonnettes se départagent surtout sur la finition, les remises et la disponibilité.
La force du Berlingo, c’est justement de ne pas chercher à se démarquer à tout prix. Il coche les cases essentielles sans surcoût inutile. Pour un professionnel qui raisonne coût d’usage plutôt que fiche de spécifications, cette sobriété assumée est un argument de poids au moment de signer le bon de commande.
Reste la question qui plane sur toute la gamme thermique : combien de temps encore le diesel ? Pour l’usage réglementé ou 100 % urbain, le e-Berlingo électrique existe déjà, avec 136 ch et jusqu’à 335 km d’autonomie. Avant de choisir votre configuration, comparez les offres et les finitions chez les distributeurs de notre annuaire des professionnels. Et si vous hésitez encore sur le bon véhicule selon votre métier, notre guide d’achat pour artisans pose les bonnes questions.
