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Les limites de l’électrique : notre test Paris-Aix en fourgonnette

 

Test Paris–Aix en VUL électrique : 10h à l’aller, 13h au retour — la réalité de l’électrique sur autoroute | utilitaires.com
÷ 2
Autonomie réelle / WLTP
10 h
Paris → Aix (vs 7h en diesel)
13 h
Retour Aix → Paris
110
km/h maxi conseillés

Il fallait connaître les limites des déplacements d’un VUL électrique sur longue distance. Nous avons traversé la France avec un e-Transit Courier. L’opération est sans équivoque quant au résultat.

Paris – Aix-en-Provence et retour : un enfer complet

Nous avons opté pour un e-Transit Courier, mais ça aurait pu être n’importe quel autre VUL électrique. Les caractéristiques sont toutes très proches. Au départ de Paris, nous avons rejoint Aix-en-Provence, puis retour. Ce fut un enfer complet. Tout ce qu’on peut reprocher à l’électrique a priori s’est révélé juste : dès que l’on prend l’autoroute, il faut oublier toutes les normes WLTP annoncées. Rien n’est juste.

L’autonomie annoncée au départ — déjà pas mirobolante — se divise par deux dès lors qu’on prend l’autoroute. Et encore, au mieux.

Il faudra d’emblée ne plus rouler à 130 km/h, mais à 110 km/h au maximum pour préserver une autonomie d’à peine plus de cent kilomètres. À ce stade, il vous restera environ 20 à 30 km d’autonomie pour trouver une borne de recharge, qui vous immobilisera une bonne demi-heure — dans le meilleur des cas.

Les fournisseurs d’électricité sur autoroutes et ailleurs sont très nombreux, avec des prestations très diverses. Il faudra vous arrêter bien plus souvent qu’avec un VUL thermique, et surtout bien calculer les distances d’une station à l’autre — en anticipant le plus souvent possible.

🔌

Un monde inconnu : bornes en panne, cartes rejetées, débit insuffisant

Sur ce trajet, nous avons découvert tout un monde que nous ne connaissions pas, faute d’utiliser des VUL électriques autrement qu’en présentation presse. Entre les bornes en panne, les cartes d’abonnement non détectées et les capacités de charge très variables — si vous tombez sur du 22 kW, prévoyez un gros livre, voire un sac de couchage pour faire le plein d’électricité — vous ajouterez une bonne dose de stress à votre cheminement.

Plusieurs fois, nous avons dû sortir de l’autoroute pour trouver des bornes acceptant notre moyen de paiement ou simplement en état de fonctionner. En plus de la crainte de tomber en rade, cela allonge encore le temps de trajet.

Plus de 10 heures à l’aller, 13 heures au retour — au lieu de 7 heures avec un véhicule thermique. Les recharges nous ont coûté moins cher que l’essence… mais plus cher que le diesel.

7 h
Trajet équivalent en diesel
+6 h
Temps perdu au retour
350 kW
Charge rapide idéale
50 kW
La réalité souvent trouvée
⚠️

Ce qu’il faut retenir

4 réalités de l’électrique sur autoroute
1
Les bornes de recharge sont soumises à abonnement — la carte bancaire est parfois acceptée, à condition d’avoir du réseau sur l’autoroute.
2
Visez impérativement des bornes à charge rapide : 350 kW, c’est parfait. Mais si la seule disponible est une 50 kW, apprenez la patience.
3
Comme pour l’essence, de nombreux fournisseurs d’énergie coexistent — avec des abonnements, tarifs et débits très différents d’un réseau à l’autre.
4
Il faudra parfois sortir de l’autoroute et se retrouver dans des coins isolés pour recharger un VUL électrique à bout d’autonomie.

Conclusion : ne sortez pas de la ville…

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