Il fallait connaître les limites des déplacements d’un VUL électrique sur longue distance. Nous avons traversé la France avec un e-Transit Courier. L’opération est sans équivoque quant au résultat.
Paris – Aix-en-Provence et retour : un enfer complet
Nous avons opté pour un e-Transit Courier, mais ça aurait pu être n’importe quel autre VUL électrique. Les caractéristiques sont toutes très proches. Au départ de Paris, nous avons rejoint Aix-en-Provence, puis retour. Ce fut un enfer complet. Tout ce qu’on peut reprocher à l’électrique a priori s’est révélé juste : dès que l’on prend l’autoroute, il faut oublier toutes les normes WLTP annoncées. Rien n’est juste.
L’autonomie annoncée au départ — déjà pas mirobolante — se divise par deux dès lors qu’on prend l’autoroute. Et encore, au mieux.
Il faudra d’emblée ne plus rouler à 130 km/h, mais à 110 km/h au maximum pour préserver une autonomie d’à peine plus de cent kilomètres. À ce stade, il vous restera environ 20 à 30 km d’autonomie pour trouver une borne de recharge, qui vous immobilisera une bonne demi-heure — dans le meilleur des cas.
Les fournisseurs d’électricité sur autoroutes et ailleurs sont très nombreux, avec des prestations très diverses. Il faudra vous arrêter bien plus souvent qu’avec un VUL thermique, et surtout bien calculer les distances d’une station à l’autre — en anticipant le plus souvent possible.
Un monde inconnu : bornes en panne, cartes rejetées, débit insuffisant
Sur ce trajet, nous avons découvert tout un monde que nous ne connaissions pas, faute d’utiliser des VUL électriques autrement qu’en présentation presse. Entre les bornes en panne, les cartes d’abonnement non détectées et les capacités de charge très variables — si vous tombez sur du 22 kW, prévoyez un gros livre, voire un sac de couchage pour faire le plein d’électricité — vous ajouterez une bonne dose de stress à votre cheminement.
Plusieurs fois, nous avons dû sortir de l’autoroute pour trouver des bornes acceptant notre moyen de paiement ou simplement en état de fonctionner. En plus de la crainte de tomber en rade, cela allonge encore le temps de trajet.
Plus de 10 heures à l’aller, 13 heures au retour — au lieu de 7 heures avec un véhicule thermique. Les recharges nous ont coûté moins cher que l’essence… mais plus cher que le diesel.
Ce qu’il faut retenir
Conclusion : ne sortez pas de la ville…