Trois noms dominent le marché du grand utilitaire en France depuis des années. Le Peugeot Boxer, le Fiat Ducato et le Mercedes Sprinter se disputent chaque année les faveurs des artisans, des transporteurs et des aménageurs de vans. Mais en 2026, les écarts se sont creusés sur certains points et se sont resserrés sur d’autres. Voici un comparatif sans concession pour vous aider à faire le bon choix.
Le trio en bref
Le Peugeot Boxer et le Fiat Ducato partagent la même plateforme technique — ils sont tous deux issus du partenariat historique entre Stellantis et Iveco. Concrètement, cela signifie que sous la carrosserie, les deux véhicules sont très proches. Le Mercedes Sprinter, lui, joue dans une autre cour : fabriqué en Allemagne, il revendique un positionnement premium et une technologie embarquée plus poussée, mais à un tarif sensiblement plus élevé.
Motorisations et performances
Les trois modèles proposent exclusivement du diesel en version thermique, avec des puissances allant de 120 à 180 ch selon les finitions.
Le Boxer et le Ducato partagent le même bloc 2.2 BlueHDi/Multijet, disponible en 120, 140 et 165 ch. La consommation mixte tourne autour de 7 à 8 L/100 km en usage réel, ce qui reste raisonnable pour des véhicules de ce gabarit. Les deux véhicules sont désormais disponibles en version 100 % électrique — le Boxer Electric et le Ducato Electric affichent une autonomie d’environ 340 km, suffisante pour des tournées urbaines ou périurbaines.
Le Sprinter propose quant à lui des motorisations plus variées, du 114 ch jusqu’à 190 ch, avec une boîte automatique 9G-Tronic en option très appréciée des conducteurs réguliers. Mercedes propose également une version électrique, l’eSprinter, avec jusqu’à 400 km d’autonomie selon les configurations — un avantage non négligeable sur ce point précis.
Verdict motorisation : avantage Mercedes sur la variété et l’autonomie électrique, match nul entre Boxer et Ducato.
Espace de chargement et modularité
C’est souvent le critère numéro un pour les professionnels, et les trois concurrents se tiennent de très près.
Le Ducato reste la référence historique en termes de volume de chargement, avec jusqu’à 17 m³ dans sa version la plus grande. Le Boxer propose les mêmes configurations et le même volume maximal, ce qui n’est guère surprenant vu leur parenté. Le Sprinter n’est pas en reste avec jusqu’à 15,5 m³, mais sa largeur entre les passages de roue est légèrement supérieure — un détail qui compte pour transporter des palettes standard.
Les trois véhicules se déclinent en plusieurs empattements, hauteurs et longueurs, permettant de trouver la configuration idéale selon les usages. À noter que le Boxer et le Ducato ont l’avantage d’une garde au sol plus basse, ce qui facilite le chargement sans quai.
Verdict volume : Boxer et Ducato à égalité, Sprinter légèrement en retrait sur le volume brut mais meilleur sur la largeur utile.
Confort et technologies embarquées
C’est ici que le Sprinter prend une longueur d’avance significative. L’habitacle du Mercedes est clairement plus soigné, avec une planche de bord moderne, un grand écran tactile en série sur les finitions hautes, et une connectivité poussée incluant la navigation embarquée et les mises à jour à distance. La position de conduite est irréprochable, et l’insonorisation est nettement meilleure que sur ses deux rivaux.
Le Boxer et le Ducato ont rattrapé une partie de leur retard avec leurs récentes mises à jour. L’écran central est désormais compatible Apple CarPlay et Android Auto, les aides à la conduite ont été enrichies, et le confort global a progressé. Ils restent néanmoins un cran en dessous du Sprinter sur la qualité perçue.
Verdict confort : Mercedes Sprinter hors catégorie, Ducato et Boxer dans un mouchoir.
Fiabilité et coût d’entretien
C’est le point qui fait souvent pencher la balance dans les flottes professionnelles.
Le Ducato et le Boxer bénéficient d’un réseau de réparation très dense en France et d’un coût des pièces raisonnables. Leur mécanique éprouvée depuis des décennies inspire confiance, et les pannes restent relativement rares avant 200 000 km avec un entretien rigoureux.
Le Sprinter a longtemps souffert d’une réputation d’entretien coûteux, et ce n’est pas totalement injustifié. Les pièces Mercedes sont plus chères, et les interventions en concession le sont davantage encore. En contrepartie, la robustesse du véhicule est excellente et certains exemplaires dépassent allègrement les 400 000 km.
Verdict fiabilité/coût : avantage Boxer/Ducato sur le budget entretien, avantage Sprinter sur la longévité extrême.
Tarifs indicatifs 2025
| Modèle | Prix d’entrée (HT) | Version électrique |
|---|---|---|
| Peugeot Boxer | à partir de 28 500 € | à partir de 46 000 € |
| Fiat Ducato | à partir de 28 900 € | à partir de 46 500 € |
| Mercedes Sprinter | à partir de 38 000 € | à partir de 58 000 € |
L’écart de prix entre le Sprinter et ses deux concurrents est donc d’environ 10 000 € minimum à l’achat. Sur une flotte de dix véhicules, la différence devient vite structurante pour une trésorerie.
Le verdict final
Choisissez le Peugeot Boxer ou le Fiat Ducato si vous recherchez le meilleur rapport volume/prix, un réseau SAV accessible partout en France et des coûts d’exploitation maîtrisés. Le choix entre les deux se fera souvent selon la marque du réseau le plus proche de chez vous ou les conditions commerciales de votre concessionnaire.
Choisissez le Mercedes Sprinter si vous faites de longs trajets quotidiens, que le confort du conducteur est une priorité, ou que votre image de marque professionnelle passe par un véhicule premium. C’est aussi le meilleur choix pour une utilisation intensive au-delà de 300 000 km.
Dans tous les cas, les trois modèles constituent en 2026 des valeurs sûres sur un marché de l’utilitaire plus compétitif que jamais.
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